Voilà un de mes écrit ^^ Skaiya tu le connais déjà. Je met celui-là parce que j'aime la dernière phrase...allé savoir pourquoi lol
Une montre, un temps, un mort.Il y a quelque temps, j’ai rencontré un homme. De sublime cheveux couleur miel, des yeux d’un bleu profond. Tout en lui exprimait la noblesse dans un sombre côté sauvage. Il était distant et si proche de moi. Je n’aurais eut qu’à tendre la main pour le toucher, mais un mur m’en empêchait. J’avais 10 ans, et lui 20, sans doute.
Perdu dans un rue plutôt salle aux jolies pavés inégaux, il était venu me trouver, m’avait pris par la main et emmené dans le parc, sur un banc entre les massifs de fleurs dont le nom m’échappait à l’époque. Assis l’un à côté de l’autre, nous regardions la lune cachée de temps à autre par de gros nuages noirs, offrant une atmosphère lugubre à mon environnement.
Je sentais dans la poche de ma veste la montre à gousset arrêtée s’alourdir.
Le silence se prolongeait jusqu’à ce que le vent s’arrête de souffler. Sa voix s’éleva alors, douce et grave dans la nuit. Toute mon intention était tendue vers lui, plus rien n’avait d’importance.
« D’où te viens cette montre ?
- Heu...de mon père. Il me l’a achetée il y a quelques années, mais elle ne marchait déjà plus, alors elle n’est pas très utile.
- Tu l’as garde quand même ?
- C’est un cadeau, je ne peux la jeter. Et puis, c’est comme si elle faisait partit de moi, mais elle a tout de même une drôle d’odeur. »
Je sais que je fit une grimace à ce moment, comme à chaque fois que je me concentrais sur cette odeur aigre. Il rit doucement et passa un main gantée de noir dans mes cheveux, les ébouriffant. Néanmoins, je voyais qu’il y avait dans ce geste une infime partie de violence, comme s’il désirait me frapper.
La montre m’apparu distinctement, mais couverte d’un liquide rouge. Les images autour de moi se mélangèrent, tout passa très vite devant mes yeux, comme si j’étais balancé d’avant en arrière...accroché à la poche d’un veston ? Me balançant dans le vide ? J’étais la montre, je voyais son passé. Je tombais à terre et sentais le sol trembler autour de moi. On passait à toute vitesse à côté de moi sans m’accorder la moindre pensé et je fus étonné de voir que je n’étais pas encore en miette.
Et puis quelque chose de mouillée m’éclaboussa et je commençais à voir rouge. Ce sang s’infiltrait dans mon système, mais j’eut le temps de voir un homme de petite stature, aux cheveux noirs et courts, le regard bleu clair hagard, un fin filet de sang coulant de sa bouche, tomber à mes côtés.
Cette vision me choqua sur le coup, et maintenant encore, je n’aime m’en souvenir. Comme si lui aussi avait vu la même chose que moi, il s’écarta vivement de l’autre côté du banc, tremblant imperceptiblement. Il y avait quelque chose d’illogique la-dessous. Pourquoi me montrer ses images juste maintenant ? Comment cet homme savait-il pour la montre ? Je ne la lui avais pas montrée après tout.
Il se leva et s’agenouilla en face de moi. Son regard, son expression étaient sérieux, je pris soudainement peur.
« Ce n’est pas la peine d’être effrayé maintenant. La montre t’a apparemment montrer son passé. Elle te considère donc comme son propriétaire légitime. Mais prends y garde. Tu y a touchée, tu es déjà souillé par le sang puisque qu’elle a été baignée dedans, c’est ce qui a fait qu’elle s’est arrêté. Si elle se remet en route, ce sera pour égrener le temps qu’il te reste à vivre. »
Il se relève et s’en va en me jetant un dernier sourire.
Je n’avais pas comprit ses paroles. Je ne savais pas ce que ça voulait dire et je les ai oublié. J’avais tout oublié de cette étrange aventure, jusqu’au jour où elle se remit en route. Les aiguilles avançaient et donnaient toujours l’heures exact, il n’y avait aucune erreur de leur part. Je compris ces mots après avoir lu le lire d’un auteur allemand. Sur le coup, il m’avait impressionné et je me rappelais de son nom, mais maintenant, ça n’a plus d’importance, alors j’ai aussi oublié ça. Quelques années après la remise en marche de la montre, je mourus, transformé en vampire par la douce et cruelle Michaella. Depuis, elle s’est arrêtée.
Je ne connais toujours le nom de cet inconnu, ni ce qu’il me voulait. Il a un lien étroit avec cet objet d’argent aux reflets rouges, mais je ne sais pas lequel, et Michaella, bien que très âgée et ayant une vaste connaissance des choses qui sortent de l’ordinaire, est incapable de me répondre. Mais pour l’instant, je dois prendre soin de la Princesse comme elle a prit soin de moi durant mon sommeil et je ne me lasserai pas de l’entendre ma dire :
« Wing, tu a des mains couvertes de sang »